Imaginez un instant que l’endroit où vous vivez avec votre famille devienne soudainement inhabitable à la suite d’un sinistre. Il faudrait alors tout quitter, s’adapter, reconstruire.
Chaque année au Québec, de vastes portions de milieux naturels subissent des bouleversements : nos forêts se fragmentent, nos milieux humides disparaissent. Pour les espèces qui y vivent, ces pertes signifient la disparition d’un abri, d’une source de nourriture… parfois même d’un lieu essentiel à leur survie.
Donnez dès maintenant pour la faune en danger ! La Caisse Desjardins de l’Administration et des Services publics doublera votre don, jusqu’à concurrence de 50 000 $.
UNE SITUATION PRÉOCCUPANTE
Aujourd’hui, le Québec compte 65 espèces animales désignées menacées ou vulnérables, et 115 sont susceptibles de le devenir. Ce sont des espèces d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux, de poissons ou de mammifères qui pourraient disparaître de notre patrimoine naturel. Votre soutien est essentiel pour freiner cette tendance !
DES EFFORTS SOUTENUS QUI DONNENT ESPOIR
Grâce au programme Faune en danger la Fondation offre une aide financière à des organismes dont les projets contribuent au rétablissement des espèces en danger, notamment en aménageant et en restaurant leurs habitats. Découvrez quelques projets rendus possibles par les personnes qui donnent, comme vous plus bas dans cette page !
Au fil du temps, certaines histoires inspirent de l’optimisme — comme celle du pygargue à tête blanche, dont la population augmente de façon encourageante en Amérique du Nord depuis 2002. Ce n’est toutefois pas le cas pour de nombreuses espèces comme la tortue-molle à épines, dont la population repose sur un seul secteur de reproduction connu au Québec, fortement soumis à de nombreuses menaces. Depuis 1997, la Fondation a soutenu 20 projets favorisant son rétablissement. Ces efforts doivent se poursuivent encore aujourd’hui et vous faites partie de la solution !
Donnez généreusement pour la faune en danger! Votre don contribue à maintenir l’engagement constant des équipes sur le terrain qui oeuvrent à préserver les habitats, atténuer les menaces les plus pressantes et maintenir bien vivante la possibilité de rétablir des espèces.
Isabelle Thibault
Responsable du programme Faune en danger
Entre 1970 et 2022, la population canadienne du martinet ramoneur a connu un déclin majeur : le nombre d’individus a chuté de 88 % au Canada et de 84 % au Québec. L’espèce est aujourd’hui désignée menacée et bénéficie d’une protection en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada et de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec.
Bien que les causes exactes de ce déclin ne soient pas toutes connues, plusieurs sont clairement identifiées. Historiquement, le martinet ramoneur utilisait les cavités des gros arbres creux comme sites de nidification et de repos. Or, l’exploitation forestière, notamment le déboisement et la disparition des forêts matures, et le développement urbain ont provoqué la raréfaction de ce type d’habitat. De plus, l’espèce est affectée par les changements dans les populations d’insectes dont elle se nourrit, ainsi que les conditions météorologiques extrêmes et les changements climatiques.
Dans ce contexte, les gestionnaires de territoires forestiers sont au coeur des solutions possibles. Le projet du Regroupement QuébecOiseaux vise justement à transmettre des connaissances aux gestionnaires du Bas-Saint-Laurent, région où la présence du martinet ramoneur en période de nidification a été confirmée.
Mieux informés, ces derniers pourront adapter leurs pratiques sur le terrain et contribuer à réduire les menaces qui pèsent sur le martinet ramoneur, tout en favorisant la préservation de son habitat en milieu naturel.
La chauve-souris, souvent incomprise et victime de préjugés, est un élément important du patrimoine naturel du Québec. Elle joue un rôle écologique essentiel, notamment en régulant les populations d’insectes. Or, la majorité des populations de chauve-souris en Amérique du Nord sont en déclin, entre-autres en raison de la propagation d’une infection fongique, le syndrome du museau blanc, de la perte et de la dégradation de leurs habitats, et du dérangement causé par les activités humaines. La situation est telle que le gouvernement du Québec reconnaît le statut d’espèce menacée aux chauves-souris du groupe Myotis spp., soit la petite chauve-souris brune, la chauve-souris nordique et la chauve-souris pygmée de l’Est.
La présence de chauves-souris de ce groupe à L’Isle-aux-Coudres a été confirmée à l’été 2023 grâce à des inventaires acoustiques. Située au coeur de l’estuaire moyen du Saint-Laurent, cette petite municipalité offre un milieu propice pour mieux comprendre ces espèces et les protéger des pressions humaines.
Le projet du Comité ZIP Saguenay–Charlevoix vise à approfondir les connaissances sur les chauves-souris résidentes et à assurer leur protection, en mettant l’accent sur les sites d’hibernation et de maternité. En combinant inventaires scientifiques, mobilisation citoyenne et activités de sensibilisation, l’objectif de ce projet est de favoriser une cohabitation harmonieuse entre la communauté locale et ces espèces.
Situés dans les Basses-Terres-du-Saint-Laurent, la rivière Richelieu et le lac Saint-Pierre constituent des écosystèmes aquatiques d’une grande valeur écologique. Ils abritent plusieurs espèces en péril, dont le chevalier cuivré, le méné d’herbe, le chevalier de rivière et la lamproie du Nord, qui dépendent étroitement des herbiers aquatiques pour leur alimentation, leur reproduction et leur abri. Or, ces habitats subissent une dégradation importante liée à diverses activités humaines, notamment la navigation de plaisance, l’artificialisation des berges et les apports organiques issus des activités agricoles.
Le projet de Connexion Nature vise à restaurer et protéger les herbiers aquatiques, des habitats essentiels au maintien de nombreuses espèces aquatiques en danger, tout en approfondissant les connaissances sur leur répartition et leur dynamique. Ces nouvelles données permettront de mobiliser plus efficacement le public et les acteurs du territoire autour d’une démarche intégrée de conservation, et de favoriser l’adoption de pratiques qui réduisent les menaces dans le secteur de la rivière Richelieu et du lac Saint-Pierre.