Chaque année, plusieurs hectares d’écosystèmes riches en biodiversité subissent des perturbations majeures dont certains disparaissent. Ce qui a pour conséquence que des dizaines d’espèces d’oiseaux, de poissons, d’amphibiens, de reptiles et de mammifères doivent s’adapter à un habitat modifié, divisé ou même détruit. Pour certaines d’entre elles, il s’agit de la survie même de leur espèce qui est en jeu !

Depuis l’an 2000, le nombre d’espèces animales désignées menacées ou vulnérables en vertu de la Loi sur les espèces menacées et vulnérable du gouvernement du Québec (LEMV) est passé de 8 à 38. À cet instant précis, 115 autres sont susceptibles de s’ajouter à ce nombre.

Le programme Faune en danger de la Fondation offre une aide financière aux organismes pour contribuer au rétablissement des espèces menacées et vulnérables du Québec et réaliser des projets visant la protection et la restauration de leurs habitats.

Donnez généreusement pour la faune en danger ! La Caisse Desjardins de l’Administration et des services publics doublera votre don jusqu’à concurrence de 20 000 $. Grâce à votre don, nous pourrons agir concrètement pour protéger, améliorer ou restaurer des habitats importants pour la faune menacée ou vulnérable du Québec.

Annie Lebel, biologiste
Responsable du programme Faune en danger

Voici quelques exemples de projets soutenus par la Fondation en lien avec quatre espèces menacées ou vulnérables du Québec :

La Salamandre pourpre
Campagne Faune en danger
© Salamandre pourpre / David Rodrigue

La salamandre pourpre est une espèce désignée vulnérable au Québec depuis 2009. Étroitement liée aux cours d’eau forestiers d’eau claire, fraîche et oxygénée des Appalaches, des Adirondacks et de certaines Montérégiennes, elle est très sensible aux modifications qui affectent la qualité de son habitat. Malgré sa petite taille, elle n’en demeure pas moins l’un des plus importants prédateurs de cet écosystème.

Dans le bassin versant de la rivière Saint-François en Estrie, le massif des monts Stoke abrite une sous-population de la salamandre pourpre. L’important couvert forestier qu’on y retrouve offre des conditions favorables à l’espèce dans une quarantaine de ruisseaux. L’organisme Nature Cantons-de-l’Est s’assure que les différents usages de ce territoire entièrement de tenure privée permettent le maintien du couvert forestier et d’autres éléments clés de l’habitat de la salamandre pourpre.

L’organisme effectue des évaluations écologiques, sensibilise les propriétaires privés aux pratiques favorisant la protection de la salamandre et entreprend différentes actions de communication pour faire connaître la présence de l’espèce auprès des entreprises forestières, des municipalités et de la population.


Le grèbe esclavon
Campagne Faune en danger
© Grèbe esclavon / Alain Richard

Le grèbe esclavon est protégé en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, est désigné menacé depuis l’an 2000 au Québec et en voie de disparition au Canada. Au Québec, l’espèce se reproduit uniquement aux Îles de la Madeleine.

Attention FragÎles a, par le passé, identifié les sites favorables à la reproduction du grèbe esclavon, soit les étangs où des zones d’eau libre sont présentent et où pousse une végétation émergente afin de repérer des couples nicheurs et leurs nids. Une fois les nids repérés, des panneaux d’information seront installés aux abords des sentiers du secteur afin de sensibiliser les utilisateurs du territoire aux bonnes pratiques pour atténuer le dérangement de l’espèce pendant la période de nidification.

De plus, l’organisme effectue annuellement des inventaires de suivi au site de rassemblement post-nuptial de l’Étang-de-l’Est.


Le petit blongios
Campagne Faune en danger
© Petit blongios, Dominic Gendron

Le petit blongios est une espèce désignée vulnérable au Québec depuis 2009. Difficile à observer de par son comportement discret, il niche principalement dans des milieux humides d’eau douce dominés par des plantes aquatiques émergentes où le niveau de l’eau varie peu durant l’été.

L’aire naturelle de la vallée de l’Outaouais regroupe près de 8 000 hectares de milieux naturels en terre privée. Afin de protéger ce territoire, Conservation de la nature Canada (CNC) a développé un plan de conservation qui identifie les orientations de protection et d’acquisition de connaissances pour cette aire qui abrite près de 150 espèces en situation précaire.

L’organisme produira des cahiers de propriétaires mettant en valeur les services écologiques des milieux naturels des propriétés concernées par ce plan et soulignera la présence d’habitats essentiels au maintien d’espèces menacées ou vulnérables dont le petit blongios, la tortue mouchetée et le pic à tête rouge.

CNC souhaite communiquer avec 50 propriétaires privés de l’aire naturelle dans le but de leur présenter les options de conservation, les inviter à s’engager dans une entente de conservation volontaire ou planifier un don de terrain.

Par ces gestes, les propriétaires privées favoriseront la connectivité entre les milieux naturels et pourront ainsi contrer les impacts de la fragmentation du territoire par différentes activités humaines telles que la construction de quartiers résidentiels ou commerciaux et les aménagements routiers qui en découlent.


Le vespertilion nordique (chauve-souris nordique)
Campagne Faune en danger
© Chauve-souris nordique / Minden

Inscrites comme espèces en voie de disparition au Canada à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril en 2014, la petite chauve-souris brune et la chauve-souris nordique sont présentes dans le Nord-du-Québec. Au cours des dernières années, les populations de ces deux espèces ont subi de lourdes pertes causées par une infection fongique : le syndrome du museau blanc.

Afin de participer à l’effort de conservation alloué à ces espèces, l’organisme FaunENord cherche des sites essentiels au cycle de vie de ces dernières, soit des colonies de maternités et des hibernacles, dans la région du Nord-du-Québec.

L’organisation de rencontres avec des maîtres de trappe cris et de soirées-causeries adressées aux citoyens de la région permettra d’amasser de l’information pouvant mener à la découverte d’habitats essentiels pour ces deux espèces. L’inspection de mines abandonnées est également prévue.

Ces démarches permettront à FaunENord de compléter un plan de protection des habitats essentiels pour ces deux espèces de chauves-souris, incluant des stratégies de restauration de leurs habitats. Le plan sera présenté aux différents acteurs du milieu afin d’établir des partenariats, notamment avec l’industrie forestière.

Ce projet est soutenu par le Fonds pour la faune nordique, financé par la Société du Plan Nord.