Imaginez-vous un endroit qui comblerait tous vos besoins essentiels : nourriture, abris, soins, éducation, travail, etc. Habiter ce lieu idéal vous faciliterait vraiment la vie ! Or, comme un tel lieu n’existe pas, vous devez utiliser différents endroits pour combler vos besoins. Les espèces fauniques vivent la même situation. En effet, une espèce peut trouver sa nourriture dans un boisé, mais avoir besoin d’un autre type de milieu au moment de se reproduire.

Malheureusement, au fil des ans, la superficie des habitats fauniques de qualité a diminué. Certains habitats ne sont pas suffisamment grands pour subvenir à tous les besoins des espèces qui l’habitent. De plus, s’ils sont trop isolés, les espèces voient alors leurs possibilités de déplacement entre deux milieux réduites ou éliminées. Il est donc essentiel d’assurer la connectivité entre les différents milieux naturels par la protection ou la création de corridors fauniques.

En effectuant un don aujourd’hui, vous contribuez à la protection et à la création de corridors fauniques afin de permettre aux espèces de se déplacer librement entre les milieux naturels dont elles ont besoin.

DES FORÊTS PRIVÉES AU SERVICE DE LA CONNECTIVITÉ
Au Québec, la situation est préoccupante, notamment dans le sud de la province où la biodiversité est la plus grande. En effet, les pressions de développement y sont importantes. De plus, la majorité des forêts et boisés appartient à des propriétaires privés qui les utilisent pour la production de bois de chauffage et de produits de l’érable, la chasse, la pêche ou encore la récolte de matière ligneuse.

Il est donc important d’informer les propriétaires des services écologiques rendus par leur forêt ou leur boisé, mais aussi de travailler avec eux pour aménager et conserver les habitats fauniques que leurs propriétés supportent. C’est pourquoi la Fondation de la faune du Québec, par son programme Faune-Forêt sur terre privée, soutien des organismes dans leur travail auprès des propriétaires de forêt privée en leur faisant réaliser l’importance de leurs forêts et boisés pour assurer la survie de centaines d’espèces telles que le cerf de Virginie, la paruline du Canada, le lynx roux ou la  tortue des bois.

Votre don est essentiel. Ensemble, nous pouvons poser des gestes concrets pour améliorer la connectivité des habitats fauniques afin de préserver la biodiversité du Québec.

Amélie Collard
Gestionnaire du programme Faune-Forêt sur terre privée

Voici des exemples de projets qui seront réalisés grâce au soutien de donateurs comme vous !

Connecter des aires protégées

Les forêts de la Montérégie subissent d’énormes pressions dues au développement urbain et à l’agriculture. Une grande variété d’espèces fauniques voit leurs habitats se fragmenter. La Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska travaille à la création de corridors écologiques entre les aires protégées du Mont Shefford, du Parc national de la Yamaska et de la tourbière de Saint-Joachim-de-Shefford. Ces territoires constituent un habitat faunique de qualité pour la sauvagine, ainsi qu’une halte migratoire pour la bernache du Canada et l’oie des  neiges.

Dans le cadre de ce projet, l’organisme doit procéder à la caractérisation de 40 sites en terres privées afin d’identifier les éléments écologiques importants. Il doit aussi proposer aux propriétaires de signer des ententes de conservation volontaire en forêts privées. Ce projet va permettre de préserver la qualité de l’eau et un bon couvert végétal favorisant ainsi la création de corridors écologiques entre les aires protégées. Au cours des dernières années, l’organisme a déjà rencontré et sensibilisé 105 propriétaires privés à ce sujet.


Planifier des aménagements pour le cerf de Virginie

Au Québec, 60% des aires de confinement du cerf de Virginie (ACCV) se retrouvent en terre privée. Les propriétaires ont donc un rôle essentiel à jouer pour s’assurer que leurs interventions forestières favorisent la qualité de l’habitat de l’espèce.

Dans Lanaudière, les ravages de Saint-Lin et Rawdon subissent les effets de l’étalement urbain et de la croissance démographique. De plus, cette proximité incite les gens à nourrir les cerfs, les retenant à l’extérieur de leur habitat naturel et les rendant vulnérables aux collisions avec des véhicules.

La coopérative de propriétaires de boisés Terra-Bois effectuera la caractérisation de trois ACCV de la région de Lanaudière afin de produire un document de référence permettant aux propriétaires de mieux intégrer, dans la planification des travaux forestiers, les éléments nécessaires au maintien de la qualité de l’habitat et des besoins du cerf de Virginie. Cela favorisera donc la préservation de l’espèce dans son milieu naturel.


La connectivité et l’agroforesterie contre les changements climatiques

La superficie forestière de la région du Centre-du-Québec est d’environ 45%, dont plus de 90% se retrouvent en terre privée. Incluant plusieurs boisés rares et milieux humides, ce territoire forestier diminue et se fragmente, entre autres, en raison de l’urbanisation et de l’expansion de certaines cultures.

Dans une optique d’adaptation aux changements climatiques, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec souhaite améliorer la connectivité des milieux forestiers et agricoles afin d’assurer le déplacement des espèces fauniques, dont plusieurs espèces menacées et vulnérables. Pour ce faire, l’organisme interviendra auprès de plusieurs municipalités, propriétaires privés et organisations afin d’intégrer la connectivité aux pratiques de développement et d’aménagement du territoire. Il souhaite réussir à mettre en place trois projets de consolidation de la connectivité dans un milieu urbain, agricole et forestier et rejoindre plusieurs propriétaires privés pour les sensibiliser aux meilleures pratiques de conservation volontaire.