Que feriez-vous sans eau ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? Pensez aux activités quotidiennes qui nécessitent de l’eau telles que se laver, s’hydrater, cuisiner ou encore à vos dernières vacances en famille.

L’eau est au cœur de votre vie. Elle est également au cœur de la vie de nombreuses espèces fauniques qui, quotidiennement, l’utilisent pour s’abriter, se nourrir et se reproduire.

Or, comme vous le savez, l’étalement urbain, la construction de routes et de chemins forestiers, le déboisement des rives ou encore certaines pratiques agricoles affectent la qualité de l’eau et celle des habitats aquatiques. Les impacts de ces pratiques sont, entre autres, la diminution de l’oxygène dans l’eau, la présence d’algues nuisibles ou le colmatage de frayères. Par conséquent, des centaines d’espèces de poissons, d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux et de mammifères se retrouvent dans des milieux qui ne répondent plus adéquatement à leurs besoins.

Aidez-nous dès maintenant à protéger les milieux aquatiques !

Plan d’eau en santé, milieu riche en biodiversité

Saviez-vous qu’au Québec on retrouve près de 3,6 millions de plans d’eau (marais, étangs et lacs), ainsi que des dizaines de milliers de ruisseaux et de rivières ? Vous vous doutez bien que les besoins pour les protéger sont très grands.

C’est pourquoi la Fondation soutient annuellement de nombreux projets pour améliorer la santé des milieux aquatiques, par l’entremise de ses programmes dont le programme d’Amélioration de la qualité des habitats aquatiques (AQHA). Ce programme permet la réalisation de travaux pour conserver, améliorer ou restaurer les habitats aquatiques et, par conséquent, à préserver la qualité de l’eau et la diversité biologique des écosystèmes.

Ensemble, nous pouvons poser des gestes concrets pour améliorer la qualité de l’eau et des habitats aquatiques permettant ainsi de préserver la qualité de vie de centaines d’espèces fauniques.

Donnez généreusement pour des milieux aquatiques vivants !

Geneviève Lacroix, biologiste
Responsable du programme AQHA

Voici des exemples de projets qui seront réalisés grâce au soutien de donateurs comme vous!

Reconstruction d’un marais

La Fondation de la faune a financé la phase deux d’un projet de reconstruction d’un marais faunique réalisé par la Corporation du Domaine du Seigneur Taschereau à Sainte-Marie, en Beauce.

Situé sur l’ancien site d’un grand marais, détruit à la fin du 19e siècle pour faire place au développement agricole et urbain, le nouveau marais remplit plusieurs fonctions écologiques. Entre autres, il atténue la fluctuation des eaux de la rivière Chaudière, limitant ainsi l’apport de sédiments et de contaminants dans la rivière. Le projet comprend également la construction d’une échelle à poissons et d’un herbier aquatique dans la plaine inondable de la rivière, ce qui favorise la libre circulation du poisson lors de la période de reproduction.

En plus d’améliorer la qualité de l’eau, ces nouveaux aménagements créent des habitats importants pour plusieurs espèces aquatiques telles que la perchaude et le maskinongé, et font assurément le bonheur des oiseaux.


Les frayères de l’omble de fontaine : une zone sensible

Fréquentant les eaux fraîches, claires et bien oxygénées de nos rivières, l’omble de fontaine est une espèce très sensible aux perturbations de son habitat. Or, certaines activités forestières telles que les coupes d’arbres, le développement d’un réseau routier et la construction de traverses de cours d’eau augmentent l’apport en sédiments tout en modifiant le débit des cours d’eau. Cela affecte les frayères de l’omble de fontaine, ce qui nuit à la reproduction de l’espèce.

La Fondation a financé un projet de l’Organisme de bassin versant du Saguenay visant à cartographier et caractériser des frayères à omble de fontaine situées sur son territoire. Les données recueillies ont permis d’identifier les frayères importantes pour l’omble de fontaine. Ces informations seront
intégrées à la planification de travaux forestiers au Saguenay et pourront, par exemple, permettre de mieux déterminer les sites de construction de traverses de cours d’eau.

Ainsi, l’omble de fontaine conservera ses frayères en bon état, et ce, au grand plaisir des nombreux pêcheurs qui fréquentent la région.


Des actions pour la santé du lac Saint-Pierre

Certaines zones basses du littoral du lac Saint-Pierre ont une vocation agricole depuis plusieurs décennies. Sans végétation riveraine permanente, des sédiments et des résidus d’engrais se retrouvent dans le lac Saint-Pierre, causant différents problèmes à ce milieu riche en biodiversité. Par exemple, certaines espèces de plantes exotiques envahissantes, telles la salicaire pourpre et l’alpiste roseau, profitent de ces sols fertiles et dénudés pour s’implanter aux dépens des plantes indigènes.

La Fondation de la faune a financé un projet de la Société de conservation, d’interprétation et de recherche de Berthier et ses îles (SCIRBI) visant à améliorer la qualité de l’eau du lac Saint-Pierre en rétablissant un couvert végétal indigène sur le littoral de l’île aux Castors et de l’île du Mitan.

L’aménagement de prairies humides et de marécages arbustifs permet de créer des habitats de choix pour la reproduction de la perchaude et d’autres espèces de poissons. Les huit hectares de bandes riveraines et de parcelles aménagées seront également utilisés par de nombreux oiseaux migrateurs, notamment la sauvagine, le goglu des prés et le hibou des marais.